Alors qu'on s'apprête à fêter Helvetia et ses 719 ans à grand coup de feux d'artifices, le Japon aussi s'amuse avec le feu, et pas qu'un peu ! Parlons un peu de Hanabi Taikai ( 花火大会 ) .... | ![]() |
Hanabi signifie "feux d'artifice" mais littéralement, le kanji se lit "fleur de feu", ce qui est particulièrement bien vu. Taikai pour sa part signifie "grand rassemblement". Durant tout l'été (voir même jusqu'au début de l'automne) de nombreux Hanabi Taikai sont organisés aux quatre coins du Japon.
Le festival le plus connu est celui de Sumidagawa qui a lieu au dessus de la rivière du même non à Tokyo le dernier samedi de juillet. La particularité de ce festival est que plusieurs groupes différents présentent leur travail les uns à la suite des autres et que chacun tente de surpasser le précédent ! Ils essayent de réaliser des formes compliquées comme des kanjis ou des personnages ce qui donne lieu à des feux d'artifice très variés et très gros.
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De nombreuses personnes se retrouvent pour profiter de ces feux, beaucoup habillés spécialement pour l'occasion de yukata (plus d'un million de personnes suivant le festival).
L'origine de ces fêtes remonte à 1732, une époque trouble où le Japon devait faire face à la famine et différentes maladies. Il avait donc été décidé de lancer des fusées pour honorer les morts et, dans le même temps, célébrer la vie. Cela permettait aussi de remonter le moral du peuple qui profitait du spectacle. A partir de 1810, cette coutume avait pris de l'importance sous le nom de Ryōgoku Kawabiraki ( 両国川開き ) et était désormais bien ancrée dans la tradition. Deux équipes de pyrotechniciens s'affrontaient pour savoir lequel était le meilleur : Tamaya et Kagiya. Chacun des deux camps faisait tout son possible pour obtenir d'avantage de popularité. Les partisans de chaque groupe criait le nom Tamaya ou Kagiya lors des prestations de leur groupe préféré.
Tamaya pris le dessus sur Kagiya pendant un temps mais en 1843, un grave incendie éclata et ils perdirent tout soutient. Le festival fût déplacé loin de la ville et il survécut jusqu'à la seconde guerre mondiale. Il fût suspendu jusqu'en 1978 où il fût restauré. Il est à présent l'une des principales attractions estivales de Tokyo.
Encore de nos jours, il est de coutume de crier Tamaya lors de l'explosion d'une fusée, en référence au groupe de pyrotechniciens qui excellait dans cet art. Il serait d'ailleurs intéressant de savoir si l'autre groupe, Kagiya, a gardé un soutient parmis la population
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Joyeuse fête nationale à tout le monde !
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