| Un
"light novel" est une sorte de roman (ou "nouvelle") mais en plus petit
et sur plusieurs volumes. C'est une forme d'écriture prisée au Japon
qui, de plus en plus, sert de base pour des mangas et/ou des animes voir
même des jeux vidéos. Parmi les plus connus, on peut citer Kara no Kyoukai, Read or Die (ROD), Slayers, Shakugan no Shana, Suzumiya Haruhi, ou encore To Aru Majutsu no Index. Ce sont tous des light novels qui ont été adapté en manga ainsi qu'en anime du fait de leur grande popularité. | ![]() |
![]() Un extrait de "La mélancolie d'Haruhi Suzumiya" version US | Les light novels sont souvent plus
faciles et agréables à lire du fait qu'ils sont écrit de manière plus
simple car ils visent un public jeune. Chaque volume est relativement
court (on parle de 50'000 mots, dans les faits on dépasse rarement les
250 pages). De plus, ils contiennent généralement des illustrations
réalisés par un artiste.(ci-contre, Ito Noizi). |
L'intérêt de ces petits romans, c'est qu'étant donné qu'ils constituent la base et l'origine d'une série donnée, ils contiennent une foule d'informations supplémentaires qui ne sont pas présentes dans les adaptations. Il est évident qu'on ne peut pas faire rentrer tout un roman dans un manga qui se doit d'avoir des chapitres relativement courts. On peut donc apprendre des choses supplémentaire sur une série qui nous plait
D'autant que ce format plaira d'avantage à certaines personnes qui préfèrent les romans aux BDs/mangas pour des raisons qui leur sont propre. Ces personnes peuvent donc elles aussi découvrir des histoires riches en évènements et avec des personnages bien définis.
Depuis quelques années, des magazines organisent des concours pour découvrir de nouveaux talents. Les gagnants peuvent pré-publier leurs oeuvres dans le magazine en question avant d'obtenir une édition reliée. Le "Dengeki Novel Prize" (le plus grand prix du Japon en la matière) reçoit 4'500 manuscrits chaque année mais seuls 3 gagnants sont désignés. Les prix sont respectivement de 1 million de yens ( 11'900.-- CHF), 500'000.-- yens (6'000.-- CHF) et 300'000.-- yens ( 3'580.-- CHF). Le premier reçoit en outre le droit d'être publié dans Dengeki Bunko et on lui adjoint un artiste pour illustrer son histoire.
En 2007, on estime que le marché des light novels au Japon représentait environ 20 milliards de yens (soit un peu plus de 237 millions de francs suisses au cours d'aujourd'hui) et 30 millions de copies vendues.
Malheureusement, très peu de light novels sont disponibles pour le marché francophone (France, Suisse Romande, Belgique). La France est pourtant au 2ème rang des pays les plus consommateurs de mangas au monde mais il faut dire qu'il y a une certaine incompréhension... Parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire, Hachette : ils ont décidé de tenter de publier les romans d'Haruhi Suzumiya en France. Très bien sauf qu'ils ont :
- supprimer la couverture pour mettre un machin rouge à la place
- supprimer les illustrations originales d'Ito Noizi à l'intérieur du roman
- tout fait pour nier qu'il y a un rapport avec le manga du même nom édité en même temps dans leur division manga (Pika) alors même qu'ils ont inclu un extrait de celui-ci à la fin !
C'est malheureux car le roman aurait bien mieux se vendre s'ils avaient tablé sur la grande popularité en France du manga et de l'anime, les fans étant heureux de pouvoir voir une histoire qu'ils apprécie sous un autre angle. De même, l'abandon de la couverture et des illustrations originales a été vécu comme une trahison par le public qui était déjà acquis à la cause du roman avant même sa sortie : des ventes en moins.
Moralité : il ne faut pas traiter un light novel en plusieurs volumes (21 pour Shana par exemple !) comme un roman en 1 ou 2 volume(s). Ce n'est d'ailleurs pas le même public que pour un roman classique. L'idéal serait de demander l'avis de la fanbase présente sur telle ou telle question de manière à éviter les écueils. Cette erreur tactique explique en partie l'échec de ce premier essai... Espérons que Glénat, qui semble vouloir s'y intéresser, parviendra à mieux à cerner le public cible.
| Aux USA par contre, ils ont bien compris la chose et de nombreux light novels y sont vendus, principalement chez Tokypop, Viz ou Dark Horse. Les romans d'Haruhi s'y vendent d'ailleurs bien, de même que d'autres titres comme Spice and Wolf, Death Note ou .hack//CELL. | ![]() |
Les light novels représentent une richesse supplémentaire de la culture japonaise, il serait dommage de s'en priver.
Vous pouvez retrouver des résumés et avis de light novels actuels sur ce blog.
) Je corrige ça de suite, merci.
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