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Vous avez toujours voulu en savoir plus sur les styles vestimentaires japonais ? Ce dossier est pour vous !

Depuis les années 90, le Japon est un pays reconnu pour sa jeunesse au look extravagant. Les jeunes voulant se rebeller contre la société conformiste et individualiste qu'est le japon se sont extériorisés par leur façon de s'habiller. Il existe plusieurs quartiers de Tokyo ou Osaka connu ou se trouvent certains styles biens précis dont le fameux pont de Harajuku à Tokyo où l'on trouve la plus part d'entre eux.

 

LES GAL / GAL-O


LES GANGURO

C’est en 1971 qu’apparaissent les premières « ganguro » avec leur peau brûlée aux U.V. et leurs cheveux décolorés. Issu d’un mouvement plus ancien (celui des « gyaru » qui s’opposait déjà à l’image de la femme dans la société japonaise), ce phénomène de mode a pour but de choquer.

But qui semble être atteint. Ainsi beaucoup d’adultes japonais trouvent inadmissible le comportement outrancier de ces jeunes adolescentes car dangereux pour la société. En effet si ce mouvement est très critiqué, ce n’est pas à cause de l’extravagance visuelle de ces jeunes filles (rappelons que le Japon est le pays où l’exagération vestimentaire est chose courante notamment avec l’existence du « cosplay ») mais plutôt par rapport au message rebelle qu’elles semblent incarne . Sous leur insolence, nombreux sont ceux qui les voient comme le symbole du désengagement de la jeune génération envers la patrie et ses valeurs. De plus beaucoup d'hommes les trouvent malsaines dans leur excessivité.

La mode ganguro a atteint son apogée vers la fin des années 1990 et le début des années 2000. Ses centres géographiques sont les quartiers de Shibuya et d’Ikebukuro à Tokyo. Se sont-elles qui inventèrent le style de danse appelé "para para". Une danse chorégraphiée avec des mouvements de bras sur de la techno. Ces filles sont aussi connues pour fricoter énormément avec les hommes dans le but de se faire de l'argent. Ce sont les filles faciles de l'époque.

Bien entendu les GANGURO ont leurs homologues masculins. Eux aussi ont la peau bronzée et les cheveux décolorés, ils sont rebelles et dansent aussi la para para.

Ce style est mort lorsqu'il connut son évolution : les gyaru dans les années 2005-2006.

gal


YAMAMBA

« Yamanba serait inspiré de la mythologie japonaise : Yama-Uba, une sorcière vivant dans les montagnes dont l'aspect inspirerait les Yamamba. Yamanba est parfois abrégé en « manba » et leur homologues masculin sont les center guy ou les mambo. »

Les Yamamba sont des filles qui veulent choquer et faire peur à la société nippone. Elles se maquillent la figure en brun très sombres pour ensuite se recouvrir les yeux, le nez et la bouche de blanc. Visuellement ça leur donne un aspect de panda. Souvent elles se collent des autocollants sur les joues, ont des couleurs de cheveux délavés et multi-colors et leur style d'habillement est très flashy, très court et très encombrant. Ce style demandant énormément de temps pour se maquiller, certaines Yamamba allaient se coucher sans enlever leur couche de peinture et de feutre. Ce style était vu comme sale.

Elles avaient disparu depuis 2005 mais depuis quelques mois on en revoit certaines dans les rues de Tokyo. Cette mode décalée revient en force.

yamamba

GYARU

Ce style-là est l'évolution du style ganguro. Ces jeunes filles ont toujours les cheveux décolorés et la peau bronzée mais deviennent beaucoup plus classe. Elles travaillent leur look pour devenir sexy avec un maquillage élaboré et des coupes de cheveux assez compliquées. Elles aiment les ongles très longs et fournis en diamants et personnages 3D, elles sont toujours rebelles et très friandes des hommes surtout des GYARU-O leur homologues masculins qui eux aussi ont un look plus élaboré et qui devient de plus en plus classe. Il existe énormément de sous catégories de gyaru comme les style B-gal (américain), latino, reggae, surf, … Ces filles trainent souvent Dans les quartiers De Shibuya à Tokyo et de Namba à Osaka. La para para est toujours de mise en boite de nuit.

Ce qui est assez drôle c’est de voir que les gyaru ont créés un boom dans la vie des jeunes filles de Tokyo. Dans les rues beaucoup plus de filles prennent soin d’elles en se maquillant, se coiffant et en s’habillant un peu à la manière gyaru. Bien entendu elles ne sont pas aussi provocantes, mais beaucoup s’en inspire. Les jeunes femmes s’assument beaucoup plus qu’avant au Japon grace à la mode gyaru.

gyaru

HIME GYARU

Le mot Hime signifie princesse en Japonais. Ces filles sont souvent un peu plus âgées et aimeraient ressembler à de véritables princesses. De la coiffure très volumineuse, aux robes et chaussures à fleurs, elles sont prêtes à dépenser une fortune pour leur robes souvent faites main dans la célèbre boutique Jesus Diamante. Elles se différencient des lolitas car leurs robes sont plus près du corps, plus courtes, et que leur coiffures et maquillage s'inspirent des gyaru, car la plupart d'entre elles sont d'anciennes gal qui voulaient un style plus enfantin et moins rebelle. Il n’y en a pas beaucoup

hime


AGEJO / HOST

Au japon il existe des bars d’hôtes ou d'hôtesses. Vous y entrez et vous pouvez choisir avec qui vous passerais votre soirée, l'hôte étant là pour animer les discussions et vous servir pendant la soirée. Leur style fais très "soirée" avec pour les filles de longues robes et des coiffures luxueuses, et les hommes un habillement classe mais rebelle et une coupe de cheveux en pic. Beaucoup de Gyaru et Gyaru-o font ce job car il est très bien payé surtout car c'est un job de nuit. Des coiffeurs sont à leurs dispositions avant le travail pour réaliser des coiffures de folies tout simplement magnifiques. On en croise parfois dans la rue pour distribuer des tracs.

host

GAIJIN GYARU

Gaijin siginfie « étranger » en japonais. Les gaijin gyaru sont donc la communauté gal qui se trouve hors du japon. Il existe énormément de gyaru en Europe et aux Etats Unis. Celles-ci sont des filles passionnées par cette mode, leur coiffures, vêtements, mais aussi par leur façon de penser et leur rebelle attitude. Les gaijin gyaru espèrent arriver un jour au niveau des gyaru japonaise leurs modèles et certaines y arrivent vraiment bien. Beaucoup d’entre elles se rencontre grâce à Facebook pendant des meeting (sorties organisées.) Cet hiver par exemple un évènement est prévu à Paris.

Il existe un groupe de gyaru en suisse qui se nomme Kitties Squad et qui sont reconnues par la communauté entière de Gaijin gyaru et qui ont beaucoup de projet en europe pour faire connaitre cette mode.

gaijin

LES LOLITAS

Cette culture fait son apparition au début des années 1990. Mais si l'on n'en connaît pas précisément la source, on sait par contre que Mana, star du Visual Kei, anciennement guitariste du groupe Malice Mizer, a popularisé ce style en créant sa propre marque de vêtements « Moi-même-Moitié » et les deux styles EGL (Elegant Gothic Lolita) et EGA (Elegant Gothic Aristocrat).  Les lolitas, gothic, sweet etc. sont en effet caractérisées par leur aspect "modeste" -lié à la "modesty", la pudeur, composante essentielle de ce style. Les hommes adhérant à cette mode sont nommés « brolita », et ne sont pas considérés comme travestis. Les « ita » (du japonais itai, qui fait mal) est un terme très cruel et méprisant qu'utilisent certaines lolitas pour désigner celles qui ne parviennent pas à se vêtir selon les nombreuses règles qui régissent cette mode.

Si les lolitas (ainsi qu'elles se nomment) ont d'abord trouvé dans ce mouvement une simple façon de s'habiller, elles ont aussi rapidement développé une façon de penser et une culture autour de ce phénomène. Lorsqu'une lolita étend ses goûts vestimentaires à son art de vivre, elle est une lifestyle lolita. Il s'agit d'aspirer à un mode de vie raffiné, à un comportement à la fois élégant et modeste, généreux, doux et agréable.

lolita

Le mouvement Gothic Lolita se divise souvent en plusieurs catégories. Il serait plus juste de dire que le Gothic Lolita est une forme des styles Lolita, ainsi que les qualifient les japonais. Ses caractéristiques générales sont les robes et jupes bouffantes, souvent avec une forme en cloche typique, agrémentées de jupons pour leur donner du volume (indispensables dans le look lolita), l'utilisation très courante de la dentelle, et la présence d'accessoires comme des « pièces de tête » (headdress), de serre-têtes, des mini-couronnes, des mini-chapeaux, des rubans ou des fleurs artificielles. Les jupes sont généralement portées à la hauteur du genou, et jamais de décolletés ou d'épaules nues, toujours au nom de la pudeur.

  • Sweet Lolita : Esprit enfantin, couleurs pastels ou blanc, formes très bouffantes et omniprésence de détails (dentelles, rubans, etc.) et du monde de l'enfance (peluches, jouets et pâtisseries), par exemple dans les imprimés. Elles s'inspirent de la mode rococo du XVIIIe siècle français. Le maquillage est léger et doux. Misako Aoki, ambassadrice japonaise du kawaï, est l'une des meilleures représentantes de ce style.
  • Gothic Lolita : Le plus souvent noir et blanc (sans que ce soit une règle), avec éventuellement du rouge et du violet, il présente des motifs gothiques occidentaux comme des voiles ou des croix. Il garde un esprit enfantin avec les jupes bouffantes, les volants et reste séparé de son grand frère européen, au moins dans l'esprit. Le maquillage se doit de demeurer subtil.
  • Elegant Gothic Aristocrat : Aspect plus romantique et mystérieux du fait des robes et des jupes longues, importance du collet et du jabot, fortement inspiré de l'époque victorienne et de son aristocratie. Les accessoires sont très raffinés et représentent parfois des croix. C'est une mode plus proche du gothique que du Lolita nippon.
  • Elegant Gothic Lolita : inventé par Mana, c'est un dérivé de Gothic Lolita en plus mature, avec des robes avec moins de dentelle et de froufrou, l'utilisation de corsets et des matériaux plus brillants.
  • Industrial ou Punk Lolita : motifs écossais, vêtements déchirés, studs et épingles, mêlés à l'innocence, l'élégance et les froufrous de Lolita. Dérivé du mouvement punk anglais. L'industrial lolita est plus mature et trashy que sa cousine Punk.
  • Classic Lolita : Plus mature que les autres Lolita, on trouve dans ce style une certaine simplicité directement inspirée des vêtements que portaient les petites filles à l'époque victorienne. Moins de dentelles, de froufrous et de motifs enfantins, un éventail de couleurs plus naturelles et pastelles (vert anis, chocolat, vieux rose, etc).
  • Hime Lolita : robes de couleurs plus vives qui s'inspire des robes de princesse (hime (姫?) signifiant princesse en japonais).
  • Country Lolita : Présence de motifs champêtres, floraux ou fruités et des chapeaux de paille.
  • Wa Lolita : Marginal mais présent, c'est un style qui est basé sur une version plus courte et bouffante du yukata. En japonais, Wa (和?) est un terme générique pour désigner ce qui est d'origine japonaise.
  • Deco Lolita : Le mélange des robes Lolita avec les couleurs flashy et la profusion d'accessoires Décora.
  •  

Là encore il existe de petites communautés en europe et même en suisse. Elles se rencontrent souvent en suisse allemande dans ce qu’elles appellent les Tea Party.

 

LES VIZU

Le Visual Kei est un genre particulier et underground du metal / rock japonais (J-rock), apparu dans les années 1980, où l'esthétique visuelle des groupes et le concept qu'ils exploitent sont aussi importants que la musique, d'où le nom du genre. kei (en japonais signifie groupement. Ce terme a été inventé par le rédacteur en chef du magazine Shoxx à cause du slogan du groupe X Japan qui était : Psychedelic Violence Crime of Visual Shock1.

Le Visual Kei, bien qu'étant originaire de l'underground japonais, aborde la musique d'un point de vue plutôt classique et universaliste. En donnant une place de choix à l'aspect visuel, il renoue avec la définition essentielle d'un concert, c’est-à-dire un spectacle : autant pour les yeux que pour les oreilles.

Il met l'accent sur les coiffures souvent excentriques avec des colorations voyantes, une harmonie recherchée entre les accessoires, les couleurs et les thèmes, en mettant plus en valeur le facteur mode que le facteur shock.

X Japan est considéré comme le groupe représentatif du mouvement, car c'est l'un des fondateurs, mais surtout celui qui a atteint la plus grande popularité. C'est à ce groupe que le Visual Kei doit son nom, puisque cette dénomination est tirée du slogan de X-Japan « Psychedelic Violence Crime of Visual Shock » inventé par le guitariste du groupe, hide.


En Europe, le public du Visual Kei est de nos jours aussi masculin que féminin, principalement chez les ados et les jeunes adultes. C’est aussi le style japonais le plus présent en suisse romande. Il existe même un groupe de vizual kei appelé GAIJIN (qui veux dire étranger en jap) très apprécié du publique romand.

vizu

LES DECORAS

Le style Decora est un style assez excentrique qui est apparu à Harajuku (Tokyo) dans le début des années 2000. Il s'inscrit dans la culture populaire alternative japonaise et la mode urbaine Tokyoïte. Les premiers regroupements de decora connus se déroulent alors sur le pont de la Gare Harajuku. Il n'y a pas vraiment de règles vestimentaires, si ce n'est l'accumulation d'accessoires, de vêtements et l'exagération du « kawaii » (mignon, en japonais). Les Decora se distinguent des Fruits (leurs « ancêtres ») en portant un grand nombre de barrettes colorées, de colliers, de bracelets, et en superposant des paires de chaussettes.

decora

LES CYBER KAWAI

Beaucoup connaissent les cyber punk, communauté underground allemande et anglaise habillées de noirs avec de grands masques et des dreads synthétiques roses vertes ou bleues. Le cyber Kawai est une évolution a la japonaise de ce mouvement. Ces jeunes ont aussi des dreads synthétiques mais très colorés, des masques, de grosses bottes de fourrures, des robes en latex roses, des corsets, … c'est un look extrêmement colorés. Celui qui importa cette mode kawai au japon n'est autre que DJ SISEN. Un japonais faisant de la musique électronique avec un look très travaillé.Il devint la star ultime de ce mouvement et ont peux le voir en europe lors des représentations de la tokyo decadance.

 

cyber

 

Voilà pour ce tour d'horizon des différentes modes. En espérant que ça vous ai plu !

 


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